• Environnement
  • Environnement - Climat
  • Comment ÐÓ°É´«Ã½ mesure et réduit l’impact environnemental de ses projets ?

La construction d’une route, un pont ou un bâtiment aura un impact sur l’environnement. Des matériaux doivent être produits et transportés, des engins interviennent sur les chantiers, des ressources sont consommées et les travaux peuvent modifier les milieux naturels.

Comment savoir où agir en priorité pour limiter son impact environnemental ?

Il faut d’abord comprendre et mesurer ces impacts.

Chez ÐÓ°É´«Ã½, ces mesures guident des choix très concrets : utiliser moins de matières premières, choisir des matériaux moins carbonés, réemployer ce qui peut l’être ou encore mieux protéger les écosystèmes. Une démarche qui s’organise autour de trois grandes priorités : agir pour le climat, développer l’économie circulaire et préserver les milieux naturels.

Mesurer pour mieux décarboner

Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre d’un projet, encore faut-il savoir d’où elles viennent. Sur un chantier, elles peuvent avoir de nombreuses origines : fabrication des matériaux, transport, utilisation des engins et des sites industriels, travaux, utilisation et entretien de l’ouvrage.

Le CO₂, une unité commune pour mieux comparer

Tous les gaz à effet de serre ne contribuent pas de la même manière au réchauffement climatique. Pour pouvoir les additionner et les comparer, leurs émissions sont traduites dans une même unité : l’équivalent CO₂.
Cette donnée peut alimenter des bilans CO₂ ou une analyse du cycle de vie (ACV) dont le principe est d’observer l’impact d’un ouvrage depuis la production de ses matériaux jusqu’à sa fin de vie. L’ACV met en valeur les étapes qui génèrent le plus d’impacts environnementaux et plus particulièrement d’émissions carbone dans le chantier pour savoir où concentrer les efforts de réduction de CO₂.
Un autre indicateur, l’intensité carbone, remet ces émissions en perspective. Comparer les émissions totales d’un gymnase de 5 000 m² avec celles d’une maison individuelle aurait peu de sens. Les ramener à une même unité permet d’obtenir une comparaison plus pertinente.

Les matériaux, un levier majeur de décarbonation

Maintenant que les mesures sont prises, il faut agir sur les postes qui produisent le plus d’émissions de GES.
Les matériaux constituent un levier important. ÐÓ°É´«Ã½ travaille donc sur plusieurs fronts : réhabiliter plutôt que reconstruire lorsque cela est possible, utiliser les bonnes quantités de matériaux, choisir le matériau adapté à chaque usage ou encore développer des alternatives moins carbonées.
Le béton en est une illustration. Pour réduire l’empreinte de ce matériau tout en maintenant ses propriétés techniques, ÐÓ°É´«Ã½ a développé ®, une gamme de bétons bas, très bas et ultra-bas carbone qui réduisent jusqu’à 70 % les émissions de COâ‚‚ par rapport à des bétons traditionnels.

74%
du béton utilisé en 2025 en France sur les chantiers de bâtiments de ÐÓ°É´«Ã½ était formulé en Exegy®.

Mais réduire l’impact des matériaux ne consiste pas seulement à diminuer les émissions liées à leur fabrication. Cela signifie aussi éviter, lorsque c’est possible, d’extraire de nouvelles ressources.

Faire des déchets de nouvelles ressources

Pendant longtemps, le modèle de nos chantiers et activités était essentiellement linéaire : extraire une matière première, fabriquer, utiliser, puis jeter. L’économie circulaire cherche au contraire à conserver les matériaux et les ressources en circulation le plus longtemps possible.

Dans la construction, l’enjeu est particulièrement important : les travaux de rénovation, de démolition ou de terrassement génèrent de grandes quantités de matériaux dont certains peuvent connaître une seconde vie.

Quels indicateurs pour mesurer la circularité ?

Contrairement à l’empreinte carbone, la circularité ne se résume pas encore à un indicateur unique et stabilisé. Son évaluation repose sur plusieurs données complémentaires.

Le taux de valorisation permet par exemple de mesurer la part des déchets qui trouvent une nouvelle utilité plutôt que d’être éliminés. Des terres excavées peuvent être réutilisées sur un autre chantier. Certains bétons sont concassés pour servir de sous-couche routière.

Le taux de réemploi, lui, consiste à réutiliser directement un matériau sans le transformer. Lorsqu’un bâtiment est rénové ou déconstruit, certains matériaux sont encore en état d’être récupérés puis réutilisés dans un autre projet. Une porte déposée dans un immeuble peut être installée telle quelle dans un autre. Le taux de réemploi mesure donc la part de ces matériaux conservés et réutilisés, évitant ainsi la fabrication de produits neufs ou la transformation de déchets.

D’autres approches cherchent aujourd’hui à mieux mesurer la circularité des matériaux en prenant notamment en compte leur origine, leur potentiel de réemploi ou de recyclage et leur durée d’utilisation. Ces méthodologies continuent d’évoluer.

Créer les conditions du passage à l’échelle

Pour ÐÓ°É´«Ã½, l’économie circulaire suppose donc de développer les solutions techniques et les filières capables de leur donner une seconde vie.

Avec , ÐÓ°É´«Ã½ propose des granulats formulés à partir de ressources primaires issues des carrières et de ressources secondaires provenant notamment de matériaux locaux issus de la déconstruction.

La démarche , elle, vise à structurer les filières, de la collecte des matériaux sur les chantiers à leur reconditionnement et leur remise en circulation.

À l’échelle de ÐÓ°É´«Ã½, l’ambition est d’impliquer 80 % des sites de production de matériaux dans l’économie circulaire et de produire 20 millions de tonnes de matériaux recyclés d’ici 2030.

La biodiversité ne se résume pas à un chiffre

Sur un chantier, il faut prendre en compte les espèces présentes, mais aussi les habitats, les sols, l’eau et les relations entre ces différents éléments. Une zone humide, une prairie ou un espace urbain ne peuvent donc pas être évalués exactement de la même manière.

Il n’existe aujourd’hui pas d’indicateur universel permettant, à lui seul, de calculer “l’empreinte biodiversitéâ€� d’un chantier. Cela rend l’observation du terrain et l’expertise écologique d’autant plus importantes.

Observer avant d’agir

Avant le lancement des travaux, les diagnostics écologiques permettent d’identifier les espèces et habitats présents et de comprendre le fonctionnement du milieu. Pendant les travaux, des écologues peuvent accompagner les équipes pour adapter certaines interventions aux enjeux identifiés.

ÐÓ°É´«Ã½ développe cette expertise en lien avec des partenaires scientifiques. Depuis 2012, son partenariat avec contribue notamment à améliorer la connaissance des enjeux liés à la biodiversité sur ses sites et à développer des outils d’évaluation et de suivi adaptés, parmi lesquels l’Indice de qualité écologique (IQE).

Dans les environnements urbains, la biodiversité peut également être prise en compte dès la conception. Le bureau d’études accompagne les porteurs de projets et a développé Biodi(V)strict, un outil destiné à évaluer le potentiel biodiversité d’un projet urbain.

De la préservation à la restauration

L’objectif est évidemment de réduire les impacts des projets mais aussi, lorsque cela est pertinent, de contribuer à restaurer certains écosystèmes.

ÐÓ°É´«Ã½ développe pour cela des compétences de génie écologique, par exemple pour rétablir des continuités écologiques, restaurer des zones humides, réhabiliter des sites anthropisés ou renaturer certains espaces. Ces interventions prennent des formes très concrètes : restauration de cours d’eau, création de mares et de haies, aménagement de corridors écologiques ou encore création d’habitats favorables à différentes espèces.

En 2024, ÐÓ°É´«Ã½ a notamment ouvert en région parisienne , un démonstrateur présentant différents ouvrages de génie écologique mis en Å“uvre sur ses chantiers : mare, haies, hibernaculum, éco-pâturage, verger ou encore milieux humides et secs.

 

Mesurer, comprendre, agir

Mesurer n’est donc pas une fin en soi. L’enjeu est de transformer ces données en décisions de conception, de construction et d’aménagement capables de réduire concrètement l’impact des projets.

C’est pourquoi ÐÓ°É´«Ã½ associe ces outils de mesure à ses expertises techniques : concevoir différemment, développer des matériaux moins carbonés, créer des filières de réemploi, optimiser les ressources ou restaurer des écosystèmes.

Sources :